La transparence de la politique monétaire de la Tunisie

La Banque mondiale, parmi d’autres organisations financières mondiales, a reconnu une transparence accrue dans les rapports de compte de la Tunisie ces dernières années. La Tunisie est relativement bien comparée à d’autres pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Toutefois, les observateurs économiques estiment que d’autres réformes réglementaires sont encore nécessaires par rapport aux normes internationales.

Dans un rapport de la Financial Standards Foundation – un indice de conformité aux normes mesurant 81 pays à l’échelle mondiale par rapport aux normes clés des systèmes financiers – la Tunisie obtient une faible cote de conformité globale en respectant les normes et codes internationaux, avec un score de 30,83 sur 100.

La Fondation reconnaît toutefois que la Tunisie continue d’améliorer la qualité et la diffusion de ses données statistiques et d’accroître la transparence de sa politique monétaire.

La Tunisie dispose de deux organismes professionnels de comptabilité habilités à effectuer des audits légaux. À l’origine, l’Institut des comptables agréés (OECT) avait le droit exclusif de procéder à des audits, mais ce droit a ensuite été étendu à un autre organisme professionnel, la Société des comptables.

L’OECT a adopté en 1999 des normes internationales d’audit, qui sont entrées en vigueur pour les périodes de déclaration commençant en 2000. Avant l’adoption des normes ISA, l’OECT émettait des normes de vérification qui, selon la Banque mondiale, étaient «gravement déficitaires». Ce jugement a poussé la Tunisie à passer aux normes internationales.

la politique monétaire de la Tunisie

La Société des comptables n’a jamais adopté d’ISA, soulevant des inquiétudes sur la qualité de certains audits selon la Banque mondiale.

La Banque mondiale a recommandé que tous les contrôles légaux soient effectués conformément aux normes ISA. Elle a également relevé des divergences dans le cadre juridique et réglementaire, soulignant la nécessité de résoudre ces écarts et recommandant de revaloriser l’enseignement et la formation universitaires et professionnels en matière de comptabilité et de présentation de rapports.

Pendant ce temps, les banques publiques sont progressivement vendues et des mesures visant à améliorer la qualité du service sont mises en œuvre. Les banques sont également appelées à jouer un rôle plus actif dans le financement du secteur privé. La réforme monétaire est en train d’être accélérée et l’accent est mis sur le dinar tunisien, entièrement convertible.

Les statuts de la banque centrale de Tunisie ont également été réformés et leur rôle a été modifié. Les indicateurs relatifs aux créances irrécouvrables se sont améliorés, le niveau des «mauvais» prêts (jugés improductifs ou à risque) détenus par les banques du secteur public diminuant.

Le gouvernement cherche à améliorer la gestion des banques du secteur public par la privatisation et les fusions, par la restructuration des prêts non productifs notamment dans le secteur du tourisme et la réduction des prêts à risque à 10%.

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